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juifsvegetariens
Description du blog :
Juifs végétariens - végétarisme judaïsme
Catégorie :
Blog Religion
Date de création :
16.05.2010
Dernière mise à jour :
11.02.2014
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Derniers commentaires Recherche« Tant que les êtres humains continueront à répandre le sang des animaux, il n’existera pas de paix dans le monde. La distance qui existe entre la création des chambres à gaz à la Hitler et les camps de concentration à la Staline n’est que d’un pas, car tous ces actes ont été perpétrés au nom d’une justice sociale et il n’y aura aucune justice tant que l’homme empoignera un couteau ou un pistolet pour détruire des êtres plus faibles que lui. »
(Introduction de Vegetarianism, a way of life, de Dudley Giehl, Isaac Bashevis Singer)
«Tout ce verbiage sur la dignité, la compassion, la culture ou la morale semble ridicule lorsqu’il sort de la bouche même de ceux qui tuent des créatures innocentes, pourchassent des renards que leurs chiens ont épuisés, ou même encouragent l’existence des combats de taureaux et des abattoirs. Toutes ces explications, selon lesquelles la nature est cruelle et donc nous sommes en droit d’être cruels, sont hypocrites. Rien ne prouve que l’homme soit plus important qu’un papillon ou qu’une vache. Je considère le fait d’être devenu végétarien comme la plus grande réussite de ma vie. Je ne prétends pas sauver beaucoup d’animaux de l’abattoir, mais mon refus de manger de la viande est une protestation contre la cruauté… Personnellement, je ne crois pas qu'il puisse y avoir de paix dans ce monde tant que les animaux seront traités comme ils le sont aujourd’hui. » — Isaac Bashevis Singer, The Letter Writer.

« C'est que je prends plaisir à la bonté et non au sacrifice, je préfère la connaissance de Dieu aux holocaustes. » — Osée, VI, 6
Si les Juifs ne deviennent pas tous végétariens, n'arrêtent pas de se fourvoyer dans l'anthropocentrisme (cet orgueil qui amène tant de cruauté que l'on veut éviter de voir ou de comprendre !) qui est une insulte aux créatures et à tout esprit de justice, continuent d'ignorer qu'ils descendent d'Adam, qui était végétarien, jamais D* ne nous accordera pour l'instant le Messie que nous devons accoucher pourtant.
« Et Dieu dit : Voici, je vous donne toute herbe portant de la semence et qui est à la surface de toute la terre, et tout arbre ayant en lui du fruit d'arbre et portant de la semence: ce sera votre nourriture. »
— La Génèse 1:29,
Selon certains spécialistes de la Torah, comme les rabbins Bonnie Koppel, Rami Shapiro, et Yitzhak HaLevi Herzog, ancien grand rabbin d'Israël, cela signifie que l'objectif initial de Dieu est que l'homme soit végétarien car le végétarisme est l'ultime sens des enseignements moraux bibliques. Dieu donna par la suite la permission aux hommes de manger de la bidoche à cause de leur faiblesse (le penchant au meurtre fait parti de leur nouvelle nature), mais l'idéal ou la volonté finale de Dieu pour les hommes est qu'ils soient végétariens. La Bible avance bien que l'homme peut manger les animaux tués, mais en respectant les règles rituelles du sacrifice (dans la judaïsme et l'islam), car sinon tuer un animal est bien un meurtre :
« Tout homme de la maison d'Israël qui égorgera un membre de gros bétail, ou une bête à laine ou une chèvre, dans le camp, ou qui l'égorgera hors du camp, sans l'avoir amené à l'entrée de la Tente d'assignation pour en faire une offrande à l'Éternel, devant son tabernacle, il sera réputé meurtrier, cet homme, il a répandu le sang ; et cet homme-là sera retranché du milieu de son peuple. (...) Car le principe vital de toute créature, c'est son sang qui est dans son corps, aussi ai-je dit aux enfants d'Israël : Ne mangez le sang d'aucune créature. Car la vie de toute créature c'est son sang : quiconque en mangera sera retranché. »
— Lévitique, la Bible.
Et encore, il n'y a pas de certitude sur le fait que ce sacrifice puisse être toléré par Dieu :
« “Mais quel hommage offrirai-je au Seigneur ? Comment montrerai-je ma soumission au Dieu suprême ? Me présenterai-je devant lui avec des holocaustes, avec des veaux âgés d'un an ? Le Seigneur prendra-t-il plaisir à des hécatombes de béliers, à des torrents d'huile par myriades ? Donnerai-je mon premier-né pour ma faute, le fruit de mes entrailles comme rançon expiatoire de ma vie ?” Homme, on t'a dit ce qui est bien, ce que le Seigneur demande de toi : rien que de pratiquer la justice, d'aimer la bonté et de marcher humblement avec ton Dieu ! »
— Michée, VI, 6-7-8. La Bible.
« C'est que je prends plaisir à la bonté et non au sacrifice, je préfère la connaissance de Dieu aux holocaustes. »
— Osée, VI, 6. La Bible.
« La religion hébraïque et la tradition juive ont maintenu en leur sein, et au plus vif de leur prophétisme, la critique – en vue de leur abolition – de ces pratiques qui pourtant semblent constitutivent du culte. »
— Elisabeth de Fontenay, Le silence des bêtes, la philosophie à l'épreuve de l'animalité.
En effet :
« Que m'importe la multitude de vos sacrifices ? Dit le Seigneur. Je suis saturé de vos holocaustes de béliers, de la graisse de vos victimes ; le sang des taureaux, des agneaux, des boucs, je n'en veux point. (...) Quand vous étendez les mains, je détourne de vous mes regards ; dussiez-vous accumuler les prières, j'y resterais sourd : vos mains sont pleines de sang. Lavez-vous, purifiez-vous, écartez de mes yeux l'iniquité de vos actes, cessez de mal faire. Apprenez à bien agir, recherchez la justice ; rendez le bonheur à l'opprimé, faites droit à l'orphelin, défendez la cause de la veuve. »
— Isaïe. La Bible.
Pour la Bible, Dieu a donc permis à la suite du Déluge la consommation de bidoche (parce qu'il n'y avait plus de végétaux, selon le rabbin polonais Yitzhak Hebenstreit, dans son ouvrage Kivrot Hata'avah), mais en respectant, pour ce qui est du judaïsme (et de l'islam) toujours, les interdits et règles alimentaires qu'incarnent la casherout et qui indiquent une grande complication dans la consommation de bidoche (dont le nombre est limité), le Tanakh évoquant d'ailleurs la prudence sur la certitude du destin final des créatures :
« Qui sait si l'âme du fils d'Adam va en haut, et si l'âme des bêtes va en bas ? »
— Ecclésiaste, III, 21. La Bible.
« Les lois de la cacheroute nous enseignent que la préférence d'un Juif doit être celle d'un repas végétarien. Si, toutefois, il ne peut contrôler son envie de viande, il convient de prendre de la viande casher, qui sert de rappel que l'animal mangé est une créature de Dieu, que la mort d'une telle créature ne peut être prise à la légère, que la chasse est interdite, que nous ne pouvons pas traiter un être vivant sans pitié, et que nous sommes responsables de ce qui se passe à d'autres êtres (humains ou animaux ), même si nous n'entrons pas personnellement en contact avec eux. » — Le rabbin Pinchas Peli, Torah Today.
De plus, Dieu énonça après le Déluge les lois noachides (valant pour tous les hommes) qui interdisent de consommer un quartier de bidoche obtenu au prix d'une mutilation, d'une vivisection. Moïse Maïmonide, dans son ouvrage le guide des égarés, rappelle d'ailleurs à ce propos que c'est bien le soucis de la souffrance physique et « morale » de l'animal qui rend compte de ces règles sacrées.
A propos du Talmud (Avodah Zorah 18b) qui déclare : « une grande importance est attachée au traitement humain des animaux, autant l’est-il déclaré fondamental que l’est la vertu humaine », le rabbin Samson Raphaël Hirsch, dans Horeb (chapitre 60, section 416), ajoute : « Ici vous êtes confrontés à l’enseignement de Dieu, lequel vous contraint non seulement à vous abstenir d’infliger une souffrance à quelque animal, mais à l’aider et, quand vous le pouvez, à diminuer la souffrance lorsque vous voyez un animal souffrant, même si cela n’est pas de votre faute. »
Pour nous Juifs, étant donné la réduction des animaux à l'état de « choses » ou de « machines de production » dans l'état actuel du monde, avec tout ce que tout cela entraîne, le végétarisme/véganisme doit être vu comme une mitzvah de facto.
Quoi qu'il en soit, le règne du Messie (Isaie, 11) annonce pour les Juifs qui respectent leur tradition (et pour les rastafaris et les black hebrew) un retour au végétarisme/végétalisme dans le monde entier et pratiqué avant le Déluge, végétarisme s'étendant même aux créatures considérées comme carnivores (de même qu'au Paradis originel ; Génèse : I:30), pour donner lieu au spectacle d'une universelle fraternité :
« Il [le Messie] ne jugera pas sur les apparences, il ne décidera pas sur ce qu'il entendra dire, mais il jugera les faibles avec justice, il fera droit aux pauvres gens du pays, il frappera l'homme violent des arrêts de sa bouche, et du souffle de ses lèvres il fera mourir le méchant. (...) Alors le loup sera l'hôte de l'agneau, la panthère se couchera près du chevreau ; le taureau et le lion mangeront ensemble, un petit enfant les ménera ; la vache et l'ourse fraterniseront, leurs petits gîteront ensemble, le lion comme le bœuf mangeront de la paille. Le nourrisson jouera près du trou de la vipère, dans la carverne de l'aspic, l'enfant sevré mettra la main. il ne fera ni mal ni dégâts sur toute la montagne sainte. Car le pays sera rempli de la connaissance du Seigneur, comme les eaux recouvrent le fond de la mer. »
— Isaie, 11. La Bible.
Quand tous les les Etats du monde adopteront une loi sur l'interdiction de la consommation de viande sur leurs territoires, interdisant l'abattage (rituels ou non !) des animaux, on saura que l'heure du Messie approche enfin (où en tout cas qu'une oeuvre de Paix est Réelle parce qu'UNIVERSELLE et PALPABLE).
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«Mais sur vous qui craignez mon nom, se lèvera le Soleil de justice qui porte la guérison dans ses rayons. Vous sortirez et bondirez, libérés, comme les veaux au sortir de l'étable.» (MALACHIE, la Bible)
INUTILE D'ÊTRE PLUS PRECIS : LA LIBERATION ANIMALE SERA CELLE DE L'HUMANITE !
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COMPLAINTE D’UN ANIMAL NON-HUMAIN
(Un animal n’est pas une plante, l’homme est un animal)
Excusez-moi d’être, d’être comme je suis :
De ne pas être comme vous, de ne pas naître
Comme vous, de ne pas être homme, je ne suis
Pas comme vous, je suis né pour mourir, pour n’être
Qu’une ombre que l’on digère puisqu’inférieur
À vous, vous plus « sensible » que moi, moi qui vous
Laisse pourtant vivre, ô vous êtes supérieur
En tout point à moi !... – Mais vous, hommes au cœur doux
Qui nous tuent et nous mangent, et qui nous condamnent
Grassement, si naturellement, à survivre
Dans vos cage, votre égo, enfer où l’on damne
Mes sens pour le crime d’être né et de vivre,
Vous, hommes qui consentent si facilement
À donner la mort, à profiter, – animal ! – ,
Serez-vous plus craintifs que nous quand, rudement,
On vous gazera, on vous tuera ? Ça fait mal,
Ça fait peur d’être vu juste comme une chose,
Un objet, qui n’a de prix qu’avec du sang là
Dehors, dans l’assiette et le boudin pour la cause
Du ventre, de la langue et du palais, sans la
Moindre once de Sym-Pathie, de ces hommes, – mais !
Vraiment satisfaits de leur raison, de leur race,
De leur indifférence aux douleurs que jamais,
Eux, – ils ne voudraient : vous n’êtes pas à ma place
Et jamais vous ne voudrez y être : à raison !...
Et si je crie, ça ne veut rien dire pour vous ?
De vivre, à jamais, d’être tué dans vos prisons,
Vos camps nazis ? Mort pour vous pour seul rendez-vous ?
Je ne suis qu’un Autre condamné à toujours
Être « autre », à qui l’on ne doit pas s’identifier,
Sous peine de ridicule, – l’excès d’un jour ! –,
Car l’homme Juste avec moi doit bien se méfier
Des autres hommes qui ne veulent pas Con-Naître
Ce que je suis, ce que j’endure pour eux tous,
Muet, caché, moi qui ne sais pas ce que c’est qu’ « être »,
– Bon à me débattre, chuintant, meuglant, criant, tout
Cela ne veut rien dire pour vous ? Alors rien
En moi n’inspire le respect, ou la tendresse ?
Alors !... Cela vaut mieux, pour moi, – que je vous laisse,
Car en tant que tombe vous êtes mon seul bien.
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« YHWH, prêtez l’oreille à mes paroles,
« Ecoutez mon gémissement.
« Soyez attentif à la voix de ma prière,
« Ô mon roi, ô mon Dieu.
« C’est vous que j’invoque, YHWH, dès le matin ; écoutez ma voix,
« Car dès le point du jour je vous présente ma requête et j’attends.
« Car vous n’êtes pas un Dieu qui prenne plaisir au mal,
« Le méchant ne saurait demeurer auprès de vous,
« Les impies ne peuvent résister à votre regard.
« Vous détestez tous ceux qui font le mal,
« Vous faites périr ceux qui pratiquent le mensonge.
« L’homme cruel et fourbe
« Est en abomination auprès de YHWH.
« Mais moi, grâce à votre grande bonté,
« J’entrerai dans votre maison.
« Je me prosternerai dans votre sanctuaire
« Avec le respect qui vous est dû, YHWH.
« Conduisez-moi dans les sentiers de la justice,
« A cause de mes ennemis aplanissez-moi votre route.
« Car leur bouche n’est pas sincère,
« Leur cœur ne fait qu’ourdir des projets astucieux.
« Leur gosier est comme un sépulcre béant,
« Tandis que leur langue distribue la flatterie.
« Châtiez-les, Seigneur,
« Que leurs machinations échouent.
« En raison du nombre de leurs crimes, rejetez-les, car c’est contre vous qu’ils se sont révoltés. »
PSAUMES 5
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Dans le Temple, les offrandres seront strictement végétariennes : le Mashiah sera un fervent végétarien, d'une grande tendresse pour toutes les créatures, un humble parmi les humbles comme le pauvre du livre de Samuel qui considérait son unique brebis comme sa fille, et s'il n'est point ainsi, en plus de tout ce que l'on attend du Messie, il n'est qu'un faux prophète, comme tant d'autres...
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COMPLAINTE DU VEGETARIEN
Un vaste son sourd parcourt tout ce qui m’entoure
Dans la foule incapable de Recueillement ;
Autour de moi nul ne sait voir que tous mes jours
Crient un deuil puissant dont je suis le seul amant :
Je suis fatigué de voir ces langues humaines
Qui se moquent de la souffrance si muette,
Sans pitié pour la pitié qui toujours me mène –
Leur bouche tombale avale ceux que je regrette.
Ces hommes – qui se croient très sages – ont gagné
L’orgueil faisant oublier les disparus ;
Tous ces êtres qu’ils préfèrent manger et nier –
Moi ! – je les préfère vivants, libres dans les rues.
Car ils n’ont jamais vu des animaux jouer –
Ceux qui ne se révoltent point de leurs douleurs,
Douleurs cultivées pour une idole nouée
À un soi-disant plaisir qui fait que je pleure.
J’ai serré dans mes bras le corps d’animaux chers
– Mais sans vie – plus d’une fois dans mon existence :
Combien ai-je maudit ceux qui font de la chair
De ces curieux petits enfants… – une pitance !
Ils ignorent les Moloch qu’ils sont : car les Anges
Se cachent en prenant la forme de ces bêtes
Me saluant joyeusement, – sans que leur louange
Soit calculée, – née d’une gratuité complète !
Je connais trop l’abattoir et les élevages,
Ces monstruosités qui me font bien comprendre
Que l’homme apprend à torturer au fil des âges
En formant sa cruauté sur l’être qu’on peut vendre !
Le coup de couteau est l’opposé des caresses,
Et tous veulent ignorer la dureté,
L’hypocrisie des habitudes qu’ils professent
Au petit homme – pour chasser sa pureté ;
Où est l’enfance de l’enfant, et sa tendresse ?
On lui montre en l’animal une chose, – un mets ;
Je vois la déchéance humaine qui se dresse :
Partager l’égoïsme est le contraire d’aimer…
Je suis las des hommes qui partagent la haine,
La haine qu’il faut ! – pour tuer la Joie, tuer l’Autre
Qui veut juste Vivre, – mais l’idiotie humaine
A peur de donner la douceur : suis-je des vôtres ?…
La viande se partage ! – elle a le goût du viol ;
Quant à moi, je reste avec mon amour privé
Des sujets de celui-ci, – faute à cette Idole
Qui veut du sang : cette Humanité Non Rêvée.
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SECONDE COMPLAINTE DU VEGETARIEN
Homme – il est temps de perdre cet appétit
Avant d’être devenu l’ombre de toute ombre ; –
N’oublie donc jamais que petit à petit
La cruauté règne en niant les vérités sombres.
La mort clos tout, pourtant – le combat continue ;
Révolte-toi du sort muet de l’opprimé,
Quel qu’il soit, où qu’il soit, le cœur doit être à nu
Pour se battre, – ou n’es-tu qu’un mort animé ?
Rien ne te pousse au deuil, à ne plus te nourrir
De tout ce qui pue le malheur caché, – les coups ?
Engraissant des bêtes en geôle à en mourir –
L’arrogance aime un goût qui tue pour peu beaucoup ;
Car n’est-ce-pas déjà engendrer la famine
Des peuples trop pauvres – survivant ignorés –
Que de préférer gaver ceux que l’on destine
Aux cages que l’indifférence a explorées ?
« Pourquoi suis-je né ainsi et non autrement,
Là et non ailleurs ? » – cette énigme existentielle,
Tu dois chaque jour te la poser, – réellement –
Elle seule a l’infinie profondeur du Ciel.
Il y a une sotte fierté bien apprise
À ne pas s’imaginer dans un destin autre :
Face à l’Étranger « ou » l’Animal, – ce qu’ils disent ?
« Qu’importe leur vie ! – puisqu’ils ne sont point des nôtres. »
Ils ne savent dire que ça, – ces raisonneurs –,
« Qu’importe leur vie » et « qu’importe ce qu’ils vivent » ;
Avaler des chairs violées est le seul bonheur
Qui les touche : malheur si de viande on les prive !
Moi – ce qui m’émeut, ce qui m’émeut d’avantage, –
Plus que la puissance de Dieu même ou des mots –,
C’est le tout petit enfant traversant les âges
Et les pays – par son amour pour les animaux.
Car il n’y aura jamais la paix entre les humains
Tant que tous les peuples n’auront pas compris
Qu’ils sont des Nazis pour les animaux ; ma main
N’est plus faite pour frapper ni prendre ; – je prie.
Je prie sans savoir pourquoi – mais il le faut bien,
Il faut bien prier pour ceux qui sont morts sans rien,
Sans secours, avec leur sang pauvre pour seul bien –
Pour l’ « erreur » de leur naissance. Végétarien,
Tu dois le savoir maintenant, tu n’es qu’un homme,
Et tu es en paix avec la moindre créature ;
Qu’importe la naissance : donne la Pomme
Donnée par le Passé incarnant le Futur.
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19 août 2010
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Si j’avais à soutenir le droit que nous avons d’assassiner les animaux pour leur viande, voici ce que je dirais :
« Les hommes, ayant une envie irrésistible de varier leur repas, ont dû mettre en bétail des bêtes (pas toutes) pour s’en servir comme machines à viande. »
« Les laisser vivre en liberté dans la nature jusqu’à ce que leurs chairs soient devenues exquises, coûterait trop cher, alors on les enferme dans des cages, bien sanglées pendant deux ans et demi afin que leurs graisses ne s’évaporent en mouvements inutiles. Ceux dont il s’agit sont des truies ; et elles sont si grasses et si laides qu’il est presque impossible de les plaindre ; on se surprend même à se demander : est-ce leur faute ? »
« On ne peut se mettre à l’esprit que la nature ait mis une âme, et surtout un esprit qui ait des points communs avec le nôtre : capable d’un minimum de bonté, dans un corps d’animal ; nous le savons, l’altruisme est une caractéristique fondamentale de l’homme : ainsi, un enfant qui soigne un animal blessé est à mépriser, car il s’abaisse, et ridiculise la charité humaine. »
« Il est impossible que nous supposions que les animaux soient des êtres souffrants – ou dont la souffrance soit considérée comme étant suffisamment noble pour raisonnablement émouvoir le cœur de l’homme – parce que si nous supposions cela, on commencerait à croire que nous ne sommes que des hommes mauvais, – des égoïstes –, incapables de changer nos habitudes préconçues pour un brin de compassion. »
« De petits esprits exagèrent trop l’injustice que l’on fait aux animaux, car si elles étaient telle qu’ils le disent, pourquoi ne serait-il pas venu dans la tête des gouvernements de tous les pays du monde, qui font entre eux tant de conventions inutiles, d’en faire une générale en faveur de la miséricorde et de la pitié ? »
« Enfin, lorsque l’on sait qu’un hectare de terre arable permet de produire vingt tonnes de pommes de terre contre seulement cinquante kilos de viande, on comprend dès lors le sentiment d’orgueil qui doit nous envahir, nous qui ne vivons pas sous-alimentés au milieu de tant de boucheries !... »
21 juillet 2003
http://www.youtube.com/watch?v=K8L1zH0Pl3g
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LE PARADOXE DU VEGETARIEN
Lorsqu'une société humaine n'est pas végétarienne, voilà ce qu'elle déclare (sans mot dire !) :
« Je considère cet animal (que je mange) meilleur pour moi, tué (maltraité), mort, plutôt qu'en bonne forme et vivant. »
L'animal n'a ainsi de véritable valeur qu'en ne l'étant plus, ou en étant moins, car tout le monde sait (mais oublie) que le coup de couteau est le contraire de la caresse : il y a bien une haine (ignorée) et viscérale à l'encontre de l'animal dans le fait de le manger bien que cet acte soit collectif, donc plus assimilable pour l'individu qui y participe.
Le végétarien, quant à lui, si ses convictions sont éthiques, pense que l'animal est meilleur pour lui en bonne forme et vivant, que tué et mort : ce sont deux points de vue diamétralement opposés ; de même qu'un coup de couteau est l'opposé d'un acte amical.
Et si l'on peut bien donner un coup de couteau à un animal pour le tuer, quelques humains sur cette Terre sont sans doute capables d'être cordial avec un animal pour connaître son amitié, sa présence, aussi étrangement étrangère soit-elle.
Mais, disons-le ! si l'on se permet de dire « j'aime la viande », il faut savoir aussi dire, de manière plus franche : « L'amour qu'un animal pourrait me porter ne vaut rien (mais comment pourrait-il le développer, cet animal, son amour, si je crois qu'il ne pourra jamais m'en porter ?), et même l'amour qu'une mère animale peut porter à son petit, aussi, tout cela ne vaut rien à mes yeux », c'est-à-dire, d'une manière encore plus précise : « les animaux ne méritent pas d'exister, ils ne connaissent rien à l'amour », ... car l'amour est le premier bien, sans lequel il est impossible de vivre, sans lequel il est IMPOSSIBLE d'exister.
Il y a même un minimum d'amour dans la haine, quoiqu'il n'y ait aucune haine dans l'amour pur ; car l'amour est la base de tout. L'amour unit, et la violence divise, déchiquète, nie l'Autre en l'affirmant en tant qu'Autre de trop, Autre trop différent mais suffisamment proche, pourtant ! pour devoir l'identifier à quelque chose qu'il n'est pas : c'est le sort de toutes les victimes de l'humanité, qu'ils soient hommes, animaux, enfants, bref, les faibles face à ceux qui les exploitent :
On « végétalise » ou « désanimalise » des animaux pour abuser d'eux, on passe pour adulte des enfants pour abuser d'eux, on déclare qui est inférieur pour le violer, le violenter, le nier, avec condescendance ou franchise : mais qui est réellement plein de BASSESSE dans ce cas ?
Le lion tue en un puissant et nécessaire baiser mortel au cou, tandis que des hommes, eux, font vivre inutilement la douleur – qu'ils ne préfèrent pas s’imaginer, et sans savoir qu'ils le font par crainte de donner de la douceur. Les hommes manquent encore beaucoup d'imagination pour se laisser aller ainsi à l'indifférence, origine et fin de la cruauté.
Les humains s'entretuent toujours, à grande échelle, avec force d'idéal et d'ingéniosité : les humains n'ont rien à espérer de l'humanité, seule une créature seule peut demander ou manifester de l’affection à une autre créature. Faire du mal vient toujours d'une irréflexion, c'est-à-dire : ne pas Sentir ce que l'Autre ressent, a ressenti, ou ressentira.
D'où naît ce paradoxe : puisque les végétariens sont les derniers et premiers à voir le mérite qu'il y a d'être un vivant animal, eux seuls méritent de manger de la viande ! Car sans existence animale : point de viande.
On comprend ainsi pourquoi les Inuits donnaient des oraisons funèbres sur le corps de leur proie tuée pour qu'elle les pardonne, les animaux étant ceux qui décident qui des hommes ira ou non au paradis...
Mais l'Occident gluant des Pères de l'Eglise a réglé le compte à ces superstitions (logiquement) sentimentales, pour en arriver « scientifiquement » à un Gobineau, qui n'hésita pas à dire, il y a à peine deux siècles, c'est-à-dire hier : « l'indigène n'est rien d'autre qu'une machine-humaine ». Et moi de rajouter, pour Gobineau, et les esclavagistes de tous les bords : « merci à toi, Descartes, ton idée des animaux-machines n'est pas restée sans descendance. »
D.C.
MANIFESTE DE L'ART SEMITE
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Par Dino-Alexandre Castelbou, le Fou du Jeu aux 32 pièces, le plus Bête des hommes (Jérémie 29, 26, Osée 9, 7, II Rois 9, 11)
Manifeste dédié à la Mémoire d'Isaac Bashevis Singer, le "pornographe de chiotte" de sa littérature zoophile, et le prosélyte du végétarisme Rabbi Chaïm Zundel Maccoby ("On n'a pas deux cœurs, l'un pour l'homme, l'autre pour l'animal… On a du cœur ou on n'en a pas » comme disait le Vieux Voyant Lamartine !) - qu'ils soient tous au Paradis lors de la résurrection des morts et des mots !
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"Il est interdit d'être vieux." Rabbi Nahman de Braslav (Liqouté halakot, Hilkhot téfilin)
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Halélou Yah ! L'art sème, réellement, lorsque l'art sème pour la Vie Vivante des Vivants et pour le Dieu des Dieux des Dieux, Dieu vivant ; l'art sème, réellement, lorsque l'artiste veut être lui-autre, - comme tout honnête homme ! - et non lui-même, et le fait comprendre ! Oui, les Justes, les Tsadikim, ont des têtes d'Animaux, - têtes de Dieux pour le Matérialiste, mais têtes de sous-hommes pour l'Idéaliste qui les envoie à l'abattoir ! - Selon le Talmud, l'âme animale est Lasource de la bienveillance, de la sympathie, tandis que l'âme spirituelle, liée à l'homme, soit devient une cuirasse qui permet à l'âme animale de se réaliser par sa plus tendre et résistante pitié, soit devient un tombeau pour l'âme animale qui, devenue famélique -prisonnière des mots de la maladie du "mal-dire" -, permet aux méchants, aux hommes qui tracent des frontières conceptuelles, d'apparaître et de haïr, de violenter, de détruire volontairement les Autres qui font tituber leur identité ; les artisans du mal se veulent supérieurs en se faisant des supérieurs, - idéalement, - identifiés : mais ce n'est pas cela la Supériorité ! Le Supérieur, c'est l'Absolu au Nom impensable, non-idéalisable car imprononçable, Réel, Rocher de celui qui combat avec El, le Seigneur - "Elohim" (le Dieu Un est pluriel dans l'art d'écrire et de lire, délire, ou au singulier collectif - pour la logique !).
Admire les Justes, dans les frustes Bibles aussi, - les Bibles hébraïques où les Justes ont des têtes d'Animaux ! Car, dans les livres baptisés, la Bête, c'est "l'ennemi choisi" des Porteurs-de-Golgotha, des faiseurs d'ici-bas et d'au-delà, de la lettre et de l'esprit, faiseurs de corps et d'âme, bref, faiseurs-de-sous-hommes qui se masturbent avec leur logos, centralisés du nombril borgne et crucifié ethniquement, "anthropocentriquement". Suis-je Bête, donc ! - Je continue : le spirituel esprit, c'est de la merde, mais de la merde d'esclavagiste, merde "universelle" ! L'art sémite, c'est un art dédié aux Rabbis, aux intellectuels-qui-se-moquent-de-l'intellect-ou-de-l'esprit-Super-Sanctifié-des-Porteurs-de-Calvaire ! Un art pour les Acrobates qui se moquent des vérités, grâce à la Joie bien réelle, animée, la Joie partagée ; Faire l'Amour ! Et non le viol ; le Végétarisme ! et non la zoophagie que le Dieu d'Isaïe vomit ! Un art qui s'accorde avec cet écrit de Gilles Deleuze, dans Proust et les Signes : "Il n'y a pas de logos, il n'y a que des hiéroglyphes. Penser, c'est toujours interpréter, c'est-à-dire expliquer, développer, déchiffrer, traduire un signe." L'art sémite, au nom du Nom imprononçable - silence tous les faiseurs de sous-hommes ! - ne laisse aucune place à la moindre ombre d'idéalisme - idéalisme ou idolâtrie fondamentale qui dévalorise la Matière animée toute-sensible pour les mots si prononçables des croiyants en la mort ! - des Molochs de masse ! Ennemis du Métissage, de l'Alliance, de l'Arche d'Alliance.
Mais crois donc en la Vie ! Nourris-toi de ce qu'éjacule la Vie et crache la mort glorifiée par les pyramides des maîtres bouchers, des pharaons, des esclavagistes, des faiseurs de sous-hommes, crache donc la mort qui n'existe pas (et ce, pour aucun Vivant !), la mort que vénèrent tous les Sarkophages, tous les hommes peureux qui n'ont de Dieu que leur bras, mais aussi tous ceux qui font semblant d'oublier que cette réalité mise en lumière par la mythologie hébraïque : l'Homme a mangé du fruit de la connaissance du Bien et du Mal, parmi toutes les créatures, il est le seul à être responsable de ses actes... Nous le savons tous ! Prenons acte. A l'opposé de ce que prétend le darwinisme social - pré-nazisme -, la Torah considère que l'homme n'a pas pour vocation d'être au bout de la chaîne alimentaire, d'être le "prédateur des prédateurs", en un mot : un S.-S., roi de la saloperie : ni méchant ni secourable, un vrai maître boucher, un uniforme en uniforme ! ; - seul l'homme-monotone peut-être un prédateur, mais en tant qu'homme lui seul reste responsable de ses actes - ; l'Homme a pour vocation d'être-en-chemin, d'être une Brebis, un "Maître" - un Rabbi pour toutes les créatures, et rien d'autre : non un esclavagiste, mais tout-Autre ! Un briseur d'idole, un Défenseur aux cornes de Bélier, pour Shalom. Selon le Zohar, l'homme n'a pas d'essence, l'homme est un "quoi ?". Rien d'autre ! En hébreu, l'homme qui dit "Je" - Ani -, énonce aussi "Néant" - Aïn. "Ahamkara" est l'équivalent sanskrit de ce "Je", toujours symbolisé dans l'iconographie hindoue par une tête d'homme décapitée que tient une des nombreuses mains du divin Joueur : le "Je" n'est rien.
Et alors ? Alors ! Mais sois donc de la race des Créateurs ! - non de celle des imitateurs, des géniteurs de gènes, des cajoleurs d'idoles, d'idées, de papiers cul de banque qui n'ont de prix que par idéalisation économique, de toutes ces irréalités qui n'existent que pour faire la guerre à ceux qui adorent la Vie Vivante des Vivants, ceux-là qui refusent de s'enterrer dans des concepts, des nations, de la viande, toute cette putasserie où l'on se rengorge hideusement d'être né ainsi et non autrement, là et non ailleurs ! - Fascisme primordial ! National-socialisme "universel" des idolâtres, des frustrés qui nuisent aux plus faibles qu'eux, railleurs nauséabonds de la souffrance et du jouie bien réels des créatures ! Oui, le plaisir de l'Idéaliste pue toujours un quelque chose de dévalorisé. Tandis que le plaisir du Matérialiste est une herméneutique de la compassion, plaisir vrai d'où est extirpé tout mal, toute volonté de faire souffrir, amitié que l'on applique, non en défendant ce que l'on a pu apprendre, mais en apprenant à défendre ! - toujours, pour ainsi, enfin, savoir défendre ; libéré des idées, idées par conséquent soumises au joug de l'esprit qui n'a aucune pitié pour lui-même ; car l'idée de compassion (ou l'idée de justice sociale), vénérée chez les Golgotha ou autres Nationalistes-Socialistes, est putasserie, aussi : source d'injustices, de massacres, d'orgies de sangs ! Vois, l'Histoire. Tout idolâtre est idéaliste. Son plaisir est celui des médiocres, des indifférents - haineux passifs au mieux. Il se nourrit du moindre Viol : orgie de sang quand ils s'attroupent ! Jouissant du mal, ils-tuent-avec-"respect" : votre respect, gardez-le pour vous ! Votre normalité faite norme, aussi ! Pour les Hassidim, rien n'est "normal" ! l'Hassid danse, car l'homme se fait de se défaire ! L'homme est une toupie ; enseignement de l'hassidisme.
Soit ; l'art sémite travaille, humblement, à l'Accueil palpable et éthique-esthétique du Messie, cette ère où même les lions sont végétariens - tel est le Lion de Juda ! - , en paix avec la moindre créature, où la Joie règne, où le sang ne coule pas, les Innocents - vainqueurs, "comme avant", à l'Eden ; vive la Lecture charnelle, non-spirituelle, vive la Lecture juive ! Lecture charnelle de la Bible, juive, talmudique : lecture diabolique - de Dia,la "Différence", la "Différance" ! Par Jésus, l' "ivrogne glouton", et les douze apôtres-kapos-primordiaux et leur "abracadabra" d'escrocs : "les Juifs sont les fils du diable", diable ou Bête - aucune merci pour la sous-humanité : "Heil ! A l'abattoir". Inversement, le Satan, l' "Adversaire" de l'Hébreu ou du Faiseur de gué, c'est la croyance qui s'admire ! - car le Sémite n'a pas la foi, - il interprète le Livre, la Bible - polysémique ! - en hébreu, donc. "Polysémite", il ne croit pas au Tanakh, à la Bible hébraïque, il veut La comprendre pour Connaître charnellement la Vie de l'ère messianique. Ô Jaïn ! Bishnoï ! Ô Simha ! Joie ! Ô Messie ! Lion sanskrit ! Ô Rite qui inscrit le langage dans le Réel ! Oui. Oui ! Heureuse vie au Cheval de Nietzsche ! Arbre du Cosmos !
Ah ! L'art du psychologophilosophe, - du circoncis idéal par son esprit baptisé de narcissisme liquide, - l'art "conceptuel", "spirituel", art qu'on doit aimer avec "foi", c'est donc un mirage trompeur. Ou, comme aurait pu dire Rachi : "Ma lanou ouleèmounaton ! - que nous importe sa foi !" Ou le Saint : "Tsé mine hatéva : Sors de l'Arche : Tsé mine hatéva : Sors du Mot" - Sois poète : dialogue avec La Lumière ! - Chemine, chemine par les Couleurs infinies de l'arc-en-ciel de Noé dansant dans les formes du Réel visible, que tu veux découvrir ; chemine, chemine, dévoilant les représentations invisibles en cachant la parole du Saint ! Vois, le Phénix, l'Animal Unique, "Souffle" total qui naît du buisson ardent, Phénix qui arrache la langue des enracinés de leurs couilles, de leurs nations, de leurs concepts, les am haretz,"culs-terreux", fiers de leur naissance, Assis. Mais toi, Voyage, amicalement, au plus près du Lointain, du "plus autrui des autrui" de Lévi-Strauss : l'Animal ; le plus étrange des Etrangers : l'Animal, Tout-Sensible, Animal, créture divine qui sait dire le seul mot réel, car inarticulable, inarticulé, - "enfantin" : YHWH. Danse le rêve qui s'éveille - c'est la Vie du coeur, musical - le sang de l'Infini !
AMEN, AMEN, AMEN !
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(2010-12-09 des Porteurs-de-Calvaire).
Poëme hassidique pour l’Abeille
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« Vous qui prétendez que des bêtes poussent des sanglots de chagrin, que des malades désespèrent,que des morts rêvent mal, tâchez de raconter ma chute et mon sommeil. Moi, je ne puis pas plus m’expliquer que le mendiant avec ses continuels Pater et Ave Maria. Je ne sais plus parler !
Pourtant, aujourd’hui, je crois avoir fini la relation de mon enfer. C’était bien l’enfer ; l’ancien, celui dont le fils de l’homme ouvrit les portes.
Du même désert, à la même nuit, toujours mes yeux las se réveillent à l’étoile d’argent, toujours, sans que s’émeuvent les Rois de la vie, les trois mages, le cœur, l’âme, l’esprit. Quand irons-nous, par delà les grèves et les monts, saluer la naissance du travail nouveau, la sagesse nouvelle, la fuite des tyrans et des démons, la fin de la superstition, adorer — les premiers ! — Noël sur la terre !
Le chant des cieux, la marche des peuples ! Esclaves, ne maudissons pas la vie.»
le Prophète, "Navi", Arthur. Rimbaud, une saison en enfer.
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Poëme hassidique pour l’Abeille
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Sur le chemin des Synagogues – il y a
Un monde de hiéroglyphes : Halélou Yah !...
Oui : les moments quotidiens formulent des phrases
Formées d’imaginaires, écrivant l’Extase
Par les choses vues comme mots devenus Signes
Sur le papier de la Banalité indigne…
Sur le chemin des Synagogues – il y a
Un monde de hiéroglyphes : Halélou Yah !...
Oui : sur le chemin menant aux Psaumes, je lis
Les hiéroglyphes présents que sont les jolis
Oiseaux s’envolant, sur le grand livre du Ciel,
Pour voler le Soleil, – goûter sa peau de miel ;
Mon corps migre, aussi, de-ci de-là, mon cœur
Pleure parfois sans bouger mon esprit en sueur
Toujours entouré de Niais s’est nié de colère ! –
Sans parent, en exil : partout nulle part – j’erre
En colère en chantant la Joie qui me fait vivre ! –
Dansant avec les Animaux eux aussi – ivres
De la Vie où crient les Écrits traçant la Voix
Silencieuse où il n’y a plus de « toi » ni de « moi »…
Sur le chemin des Synagogues – il y a
Un monde de hiéroglyphes : Halélou Yah !...
Mon nez cassé tabassé par un Charcutier,
Je me sens d’être à nu en habits prisonniers
De ma pudeur idiote et pourtant consolante :
J’enlace le Vide – ô rêverie lancinante !
Oui : je ne sais rien faire, je ne sais pas faire…
Pour me reposer, je pose tout le tonnerre
De mes artères dans le sommeil de l’Océan, –
Loin des Poissons craintifs qui nagent dans mon sang ;
« Vanité des vanités, tout est vanité » :
A quand le triomphe de la Sensibilité ?
Je songe à la main voyageant sur mon visage –
Enfin un Éden de femme pour seul paysage…
Sur le chemin des Synagogues – il y a
Un monde de hiéroglyphes : Halélou Yah !...
Et lisant les Natures mortes, – temps qui passe –,
Les objets de rien et les souvenirs tenaces,
L’Abeille m’apparaît et s’approche sans bruit
Avec son regard trop profond, – ses yeux de Nuit
Me rappelant que mon être – incompréhensible –
Oublie d’oublier, – surtout ! – sous les Vers de la Bible
Récitées par l’assemblée des plus pieux des Juifs :
Ma main tient sans limite l’Infini furtif ; –
Je suis bien de cette race mélancolique
Qui veut l'Impossible pluriel désir d'Unique...
Mon dur amour durera – l’Espérance aidant ;
L'Espoir renf fou ! – mais la folie rend ferme dans
Cet amour, sourd, où naît la douceur des Tendres
Appelant « Mashiah ! », – celui qu'on ne peut qu'attendre.
Car j’attends, car je t’attends, je t’attends, aussi,
Aussi vif que les Vivants fêtant la Merci ! –
J’attends, j’attends, je t’attends, je t’attends, aussi,
Aussi Loin que les Morts rêveront du Messie.
(21/12/2010)
* « triomphe de la sensibilité » : Goethe ; **Mashiah :« Messie », en hébreu.
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Hevel Havelim, hakol havel (vanité des vanités, tout est vanité - l'Ecclésiaste, le "Qoheleth)
Quelques poèmes pythagoriciens :
dinocastelbou.centerblog.net/574-po-mes-pythagoriciens-1
dinocastelbou.centerblog.net/575-po-mes-pythagoriciens-2
dinocastelbou.centerblog.net/576-po-mes-pythagoriciens-3
dinocastelbou.centerblog.net/577-po-mes-pythagoriciens-4
http://dinocastelbou.centerblog.net/596-po-me-pythagoricien-5
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(peinture de Dino Castelbou ; le Phénix saluant quelques Tsadiks)
ABOLITION DE LA CIRCONCISION
Article dédié à Baruch Spinoza, philosophe panthéiste
accusé d'hérésie, excommunié et banni de la Synagogue,
condamné, autant par les protestants que par les catholiques,
pour ses écrits affirmant que dans un État non tyrannique,
chacun a le droit de penser comme il l'entend et d'exprimer
librement sa pensée sans que l'autorité politique s'immisce
dans des domaines qui ne concernent que l'individu, la sauvegarde
de la Liberté de conscience nécessitant de l’État sa totale laïcité.
Au nom de la laïcité, je ne vois pas pourquoi l’État (français) interdit le port du foulard islamique, ou de la kippa, ou du crucifix, ou du turban sikh, ou du tilak hindou, dans les écoles, etc. Car nul ne doit être obligé à devoir être en un quelconque uniforme conforme au « service public » quand on pénètre ou travaille dans un service public justement basé sur la laïcité, et dont l'essence même est la liberté d'opinion, religieuse ou autre, et qui s'incarne dans la possibilité de pouvoir manifester sa conception intime du Monde dans un cadre non-violent...
En revanche, pour la circoncision, je ne vois pas pourquoi, au nom de la laïcité, on l'autorise : elle est pratiquée sur des enfants à qui l'on ne demande pas leur avis !
Les signes « ostentatoires » de religiosité ne sont pas des atteintes à la laïcité, car l’État laïc n'est certainement pas un État athée refusant toute expression de singularité sur l'aspect irrationnel et mystérieux, bien réel, de l'Existence.
Mais les signes « cachés » de religiosité, comme la circoncision pratiquée sur des garçonnets, sont une atteinte flagrante de la laïcité... que nul politique français ne condamne en l'an 2013 de l'ère vulgaire (l'islam comme le judaïsme étant concernés). Libre de se circoncire à 90 ans et plus comme Abraham, mais pourquoi imposer cela à des enfants ?
Cette marque est indélébile. Au nom de quoi ? Elle était présente chez les Anciens égyptiens, en signe d'appartenance définitive à une caste, et n'est donc ni une spécificité du judaïsme, ni de l'islam, ce dernier se considérant comme le « vrai » prolongement de la religion d'Abraham, le remplacement définitif du judaïsme à tolérer en l'enterrant vivant (sur ce point, il en est de même pour le christianisme ; mais, chez les dévots de Jésus, la circoncision est spirituelle et non charnelle... c'est ce que signifie le baptême : une « circoncision spirituelle »).
La circoncision est toujours une façon de mettre un « matricule » signifiant que l'on appartient à une communauté spécifique à jamais,aussi grande ou minuscule soit-elle. Et ce « matricule » n'est pas situé à un endroit anodin, mais sur la partie génératrice de l'homme : elle n'est pas une scarification d'ordre esthétique, ni une preuve ardente de dévotion individuelle, mais une soumission arbitraire inculquée à l'enfant envers une autorité non choisie. On ne choisit jamais sa famille, ni sa culture, bien sûr : mais le problème est la nature d'un conditionnement (qu'est la circoncision) qui induit que l'on en est toujours – physiquement, et jusqu'à la fin de ses jours – marqué du sceau d'un « Abraham » dont on est en droit de ne pas idolâtrer les moindres faits et gestes...
Car on peut abandonner sa kippa, son foulard, son turban, sa croix, etc. les échanger, porter tous ces symboles « curieux » en même temps (pourquoi pas !), mais on ne peut jamais récupérer son prépuce : c'est une cicatrice à vie... et, si l'on refuse, une fois l'âge de raison atteint, l'idéologie exclusive qui baigne cette blessure et cette violence sur le corps, le pénis, on ne peut que constater l'hypocrisie générale autour de cette méthode obscurantiste prenant racine dans un dogmatisme intellectuel prétendant détenir la « vérité » absolue (afin de manipuler ? de pouvoir dénigrer l'Autre forme de pensée ou d'être ? afin de ne jamais se poser de questions authentiques ? afin de fonctionner comme un « robot » qui voit en l'être-Autre un « sous-ceci » ou un « sous-cela » ?)...
Les Nazis pratiquaient aussi la « circoncision spirituelle » sur leurs propres enfants : par une éducation publique valorisant le nationalisme germanique et un socialisme haineux (c'est le fasciste Mussolini, ancien socialiste, qui inventa la première « carte nationale d'identité », déclinaison moderne de « circoncision spirituelle » que le régime de Vichy a laissé en héritage à la France par la suite...).
En fait, tous les expansionnistes nourrissant leur orgueil collectif en faisant de leurs conditionnements (génétiques, historiques, etc.) un absolu, pratiquent une quelconque « circoncision » sur leurs enfants... Mais peut-être faut-il rappeler qu'ouvrir son esprit en en comprenant ses limites, c'est souvent tendre vers l'Inconditionné (reflet de la Liberté) que n'incarne certainement pas la moindre plaie créée sur le corps d'un enfant, sans nul consentement...
Dino Castelbou
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